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C'est en 1924 que fut créé le Comité
central des sociétés françaises
de New York. Emanant du rassemblement de combattants
revenus glorieux des batailles de 1914-1918, la Fédération
des vétérans français fut formée.
Augustin Cougnenc, qui dirigeait alors les French Câbles,
fut élu en 1924 avec pour vice-président
un maître cuisinier déjà de grand
renom, Joseph Donon. A ces deux hommes revient l'honneur
d'avoir fondé le Comité central des sociétés
françaises; ils surent persuader les autres associations,
pourtant bien plus anciennes, que la présidence
devait être exercée automatiquement par
le président des Anciens Combattants; et c'est
sur cette base que fut organisé le premier Comité.
Une vingtaine d'associations s'y joignirent. Citons
parmi elles quelques-unes des plus anciennes: l'Union
française, seule à dater du XVIIle siècle
(1797), la Clémente Amitié, loge maçonnique
créée en 1857; la Société
culinaire philanthropique, fondée en 1865, l'Union
alsacienne, formée en 1871 par les réfugiés
d'Alsace et de Lorraine, de même que la Société
Israélite française (1873); l'Avenir,
organisée en 1882; les trois grands groupements
culturels: l'Alliance française (1894), la Société
des professeurs français en Amérique (1904),
le "French Institute" (1911), (l'Alliance
et l'Institut ont depuis fusionné en un seul
établissement: Le FIAF); le Vatel Club, fondé
en 1913; le Club démocratique français
(qui avait existé au XIXe siècle, mais
fut réanimé en 1916 pour l'élection
de Wilson); enfin la Fédération des vétérans
(1919).
Succède de 1926 à 1928 le représentant
de la Compagnie générale transatlantique
aux Etats-Unis, René Bouygue. C'est lui qui déposa
à Albany, le 16 mai 1927, le certificat d'incorporation
du Committee of French Speaking Societies, Inc.; près
sa signature figure celles d'Eugène Chauvin,
Charles Bickard, J. Jehin de Prune, Edouard Léger,
Xavier Landry, Léon Ben Aroch.
Après Bouygue, c'est un avocat connu, Jean Mancini,
qui prend la présidence pour un an (1928-1929);
puis Joseph Donon lui-même, pendant trois années
(1929-1932)
De 1932 à 1935, un professeur à l'université
de Columbia, Fred Hoffherr, assume la présidence.
Un homme de loi lui succède de 1935 à
1937, Charles Bayart. Puis vient, de 1937 à 1939,
Maurice Roux, industriel, ancien commandant de marine.
En 1939, Albert Simard, docteur en médecine,
est élu. Cette année-là éclate
la Second Guerre mondiale. Et c'est le drame de 1940
!
A New York, en juillet 1940, le Dr. Simard, au cours
d'une réunion, propose le ralliement immédiat
au général de Gaulle; n'ayant pas obtenu
la majorité des voix, il démissionne.
Un homme d'une grande pondérance, Jean-Pierre
Millon, est appelé à la présidence;
pendant les cinq années de guerre, il réussira
à maintenir le Comité central en dehors
des violentes polémiques de l'époque.
En 1944, le débarquement puis la libération
de Paris suscitent l'enthousiasme: en 1945, c'est la
victoire et la paix. Toutes les sociétés
françaises se retrouvent au sein du Comité
central que président successivement l'Alsacien
Louis Liebenguth (1946-1948), Pierre Triou, ingénieur,
homme d'affaires (1948-1952), Jean Rueff, directeur
d'agences de voyages (1952-1954). Triou, le premier,
en 1950, est élu au Conseil supérieur
des Français de l'étranger pour y représenter
les Français des Etats-Unis. Jacques Habert,
officier aviateur en 1939-1945, professeur, directeur
de France-Amérique, l'y remplace en 1954.
A partir de 1954 se succèdent à la présidence
du Comité central: Jean Hesse, lieutenant-colonel
de réserve, fonctionnaire aux Nations Unies,
de 1954 à 1961 ; Georges Tilgé, commandant
FFL, président des Français libres, de
1961 à 1963; Georges Ittel, colonel d'aviation,
dirigeant de plusieurs associations franco-américaines,
de 1963 à 1966: le Dr. Jules Pierre, médecin
du consulat général de France, poète
et chroniqueur lorrain, de 1966 à 1969.
En 1969, le colonel Ittel remplace comme délégué
des Français des Etats-Unis au Conseil supérieur,
Jacques Habert, devenu sénateur des Français
établis hors de France. La même année,
Robert Mouttet, ancien pilote aviateur, fondateur de
plusieurs clubs sportifs, est élu président
du Comité central. René Hartmann, également
président des Anciens Combattants, lui succède
en 1970, avant que le Dr. Pierre ne reprenne ce double
poste en 1971, pour le 190e anniversaire d'une victoire
dans laquelle il s'est attaché à montrer
la part prépondérante de la France: Yorktown.
En 1974, le Comité central des sociétés
françaises de New York fête avec éclat
son cinquantenaire.
En 1975, avec l'accord de la Fédération
présidée désormais par Bruno Kaiser,
de nouveaux statuts furent adoptés, permettant
une élection démocratique du président
du Comité.
André Maman, doyen de l'université de
Princeton, qui avait été pendant huit
ans président de la Société des
professeurs français en Amérique et venait
d'être élu au Conseil Supérieur
des Français de l'Etranger, fut appelé
à la présidence. Sous sa direction, près
de cinquante associations françaises se sont
regroupées et ont travaillé ensemble,
pour de grandes célébrations comme le
bicentenaire de l'indépendance américaine
en 1976 et de Yorktown en 1981, mais aussi pour que
soient résolus les multiples problèmes
que peuvent connaître les Français d'Amérique.
En 1983, Philipe Lecomte du Noüy, qui avait été
président de la section new-yorkaise de l'Union
des Français de l'Etranger, a été
élu président du Comité central.
Avec lui, avec les vice-présidents Mildah Polia-Pathé
et Roger Fessaguet, avec les membres du Bureau, avec
tous les présidents et délégués
des associations, et avec le concours bienveillant des
autorités officielles de notre pays, le comité
central des Sociétés françaises
de New York continue la tâche poursuivie depuis
soixante ans: " unir et servir tous nos compatriotes,
faire en sorte que dans tous les domaines et en toute
occasion, la France soit présente aux Etats-Unis
".
En mars 1993, M. Jean-Jacques de Saint Andrieu, directeur
adjoint d’Air France, a été élu
président. En 1995, le Comité s'est associé
de nouveau à la Fédération des
anciens combattants pour commémorer le 50eme
anniversaire du débarquement, honorant presque
une centaine de vétérans lors d'un gala
à l'Armory de Park Avenue. En 1997, le Comité
Central a changé de nom et est devenue le Comité
des Associations Françaises et de Langue Française
de New York. En 1999 M. de Saint Andrieu organise à
l’University Club de New York un grand gala pour
fêter les 75 ans du Comité.
En 2003, Richard Ortoli, avocat d'affaires à New York, Président de l'Association Corse des Etats-Unis et ancien Secrétaire Général du Conseil d'Administration du Comité a été élu Président du Comité. Dès le début de son mandat il a voulu que le Comité se fixe des objectifs précis, dont quatre en particulier: la modernisation des statuts du Comité; l'augmentation du nombre de membres pour inclure des associations françaises ou francophones ne faisant pas encore partie du Comité; la réorganisation du grand bal du 14 juillet; un lever de fonds afin de parrainer des activités philanthropiques au sein de la communauté française. Le bilan de cette activité est très positif.
Les statuts ont été modernisés, grâce à un comité ad hoc présidé par M. Philippe Lecomte du Nouy et composé de Roxane Sirotto, qui a assumé le lourd travail de retranscription de tous les changements, Richard Ortoli, Jean Lachaud, Isabelle Van Bockstael, Alessandra Gagliardi et Catherine Planet.
En 2004 le Bal du 14 juillet a connu un succès record: plus de 2.000 entrées ! De plus, le nombre des membres a dépassé la cinquantaine pour la première fois.
Enfin, suite aux élections de 2011, la Présidence a été reprise par le Docteur Gérard Epelbaum, dentiste à Manhattan, Vice-Président de l’Entraide Française, Vice-Président de l'UFE-NY et ancien Vice-Président du Conseil d'Administration du Comité. Avec sa nouvelle équipe composée de sa 1ère Vice-Présidente Roxane Sirotto, son 2e Vice-Président Patrick Pagny, sa Trésorière Adriana Agbo, sa Secrétaire Général Sibylle Eschapasse, et son Secrétaire Général Adjoint chargé de la communication Me Thomas Vandenabeele, il porte vaillamment le flambeau du Comité.
Le Comité compte actuellement 57 associations membres avec d'autres demandes d'adhésion en cours.
Fort de ses 87 années d’activités, le Comité poursuit avec énergie son rôle fédérateur et de propagateur d’informations au sein de la communauté française et francophone. Il défend ses valeurs dans un esprit de bénévolat au service de sa communauté.
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